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Les accidents vasculaires cérébraux(AVC) tuent 45 % plus de
femmes que d'hommes au Canada, selon une analyse de donnés dévoilée en mai 2007
par la Fondation des maladies du coeur. Voilà une bonne raison pour les
Canadiennes de se familiariser avec les signes avant-coureurs d'AVC, selon la
Fondation.
À tout âge, les hommes ont plus de risques d'être frappés par un AVC que les
femmes. Par contre, à chaque année plus de femmes meurent à la suite d'un AVC
que les hommes et cet écart ne cesse de s'agrandir. En 1973, on comptait 8 523
décès attribuables aux AVC chez les femmes contre 7 702 chez les hommes, soit
une différence de 10 %. En 2004, les décès chez les femmes avaient grimpé à 8
667 alors qu'ils glissaient à 5 959 chez les hommes. D'autres données révèlent
que les femmes d'âge mûr ont une chance sur cinq de subir un AVC au cours de
leur vie, comparativement à une chance sur six pour les hommes du même âge.
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L'augmentation des risques d'AVC chez les femmes est attribuable, entre autres,
au fait que ces dernières vivent généralement plus longtemps que les hommes et
que la mortalité due aux AVC augmente avec l'âge. Chez les femmes comme chez les
hommes, la plupart des facteurs de risque associés aux AVC sont modifiables,
comme l'hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, la sédentarité et un
taux de cholestérol élevé. Par contre, de nouvelles études suggèrent que
certains facteurs de risque pourraient être exclusifs aux femmes.
La bonne nouvelle
La bonne nouvelle, c'est que les chercheurs canadiens ont découvert que non
seulement les femmes tirent profit des traitements contre les AVC, mais elles
semblent en bénéficier davantage que les hommes. Lors d'une analyse de
PROACT, une importante étude sur le traitement anti-caillots contre les AVC
ischémiques aigus, le neurologue et chercheur de la Fondation des maladies du
coeur Dr Michael Hill a découvert que les victimes d'AVC répondaient mieux à ce
traitement que les hommes.
« Au cours de la dernière décennie, nous avons assisté à des progrès phénoménaux
en matière de réduction des décès et des invalidités dus à un AVC », mentionne
Dre Kapral. Elle apporte pourtant une nuance: « Les études démontrent que
certains traitements, reconnus pour leur efficacité, sont sous-utilisés chez les
femmes. Il faudra donc poursuivre les recherches afin de comprendre pourquoi. »
Dre Kapral est impliquée dans le projet GENESIS, une étude multidisciplinaire
d'envergure nationale qui porte sur les différences entre les sexes en matière
de maladies du coeur et d'AVC. Le projet est financé par la Fondation des
maladies du coeur et les Instituts de recherche en santé du Canada.
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1- Risques, pronostics et traitement
2- Facteurs de risque,
signes avant-coureurs et intervention
3- Information et
contrôle des risques
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